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	<title>Commentaires sur : Le Blues A Evolué&#8230; Pas Les Fans!</title>
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	<description>Guitar Culture &#38; Lifestyle</description>
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		<title>Par : Rico</title>
		<link>http://www.muzicosphere.com/digressions/1739/comment-page-1#comment-7607</link>
		<dc:creator>Rico</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 25 Feb 2010 18:39:41 +0000</pubDate>
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		<description>Oh, ben alors si on me laisse la plume, je me risque à y en laisser quelques unes...

Au vu de l&#039;intitulé de l&#039;article, j&#039;ai tout bêtement commencé par me demander s&#039;il s&#039;agissait là d&#039;une discussion sur une évolution du blues absente sur le fond, ou sur la forme ...

De ce que j&#039;ai pu accrocher ensuite:
- Mike O&#039;Cull de GearVault: « Pourquoi le blues n&#039;évolue t-il pas? Faisons le grandir »
- Sarssipius: « Le blues a évolué, pas ses fans »
- Bob Brozman l&#039;anar: « Ici bas, il y a les meneurs et il y a les menés »
Bon, la citation de Brozman n&#039;est pas dans l&#039;article mais elle traine quelque part dans ce blog, au milieu de tout un tas d&#039;autres avis du bonhomme (lui, je l&#039;aime bien). Et c&#039;est elle qui me permet de rajouter que je ne sais pas trop quoi penser des meneurs qui mènent dans le sens où les menés désirent l&#039;être... Je sais bien que dans un monde de fugitifs, celui qui va à contre-sens aura l&#039;air de s&#039;enfuir (dixit le sieur Ducasse), mais bon, je ne suis pas la pour noyer le poisson. L&#039;industrie du disque en lieu et place de mère nature dans l&#039;évolution, laissant avorter les apparemment non viables, permettant aux apparemment adaptés de survivre et de faire des petits? Ça sent l&#039;OGM tout ça. Et je pense (Yves, remue toi) que nous ne sommes pas censés évoluer comme notre société, nous sommes la société et elle sera ce que nous en ferons, faisons la changer. 
Idem, quand je vois Yves écrire que « l&#039;essence même du blues est tuée par la société de consommation ou tout est facile à obtenir », je me raccroche à l&#039;idée d&#039;Alezko que même en cette époque de moutonnoir (voir annotation) les émotions déborderont toujours du moule: my baby sera toujours gone with someone else...
Après ça, je tousse un peu en lisant Alezko lorsqu&#039;il classe le blues dans les pleurs cathartiques... mais peut être est ce moi qui ai tendance à croire qu&#039;ils ne le sont pas tous, et qu&#039;un pleur peut être retenu. Et puis les requiem sont quand même la pour ça.

Pour en revenir à l&#039;évolution du blues, je pense que les fondations sont robustes et les modèles indéracinables (je ne vais pas les citer, vous pouvez chercher vous même vos propres papes, hein). Plein de bonnes choses ont été bâties dessus et ont servi (serviront peut être) de piédestal à encore plus de bonnes autres choses qu&#039;il me tarde de découvrir, et d&#039;apprécier ou pas. Donc sur le point de l&#039;évolution à venir aussi je suis farpaitement d&#039;accord avec Sarssipius: le dessinateur du vrai petit Mickey est mort, mais il y a plein de gens qui les feront grandir, dans les pacush par exemple.

Pour commencer à terminer, je dirai que pour moi le blues reste une plainte, un gémissement de qui le joue, et on peut l&#039;écouter ou l&#039;entendre, compatir, s&#039;identifier ou se plaire à penser que certains morflent plus que soi, le prendre à dose cathartique comme une confession ou par mimétisme social. Ca c&#039;était pour le fond.
Pour la forme, je ne vois pas pourquoi il y aurait des limites, « si ce n&#039;est celles de notre imagination », pour continuer de citer le pépère Brozman.
Bon, comme j&#039;ai encore envie de fumer et que vous en avez marre de me lire je vais être obligé de m&#039;occuper les doigts ailleurs, donc de piquer la guitare du gamin pour me remettre à continuer à apprendre à jouer... devinez quoi …
(un indice par ici: http://www.bobbrozman.com/tip_evol12bar.html )</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Oh, ben alors si on me laisse la plume, je me risque à y en laisser quelques unes&#8230;</p>
<p>Au vu de l&#8217;intitulé de l&#8217;article, j&#8217;ai tout bêtement commencé par me demander s&#8217;il s&#8217;agissait là d&#8217;une discussion sur une évolution du blues absente sur le fond, ou sur la forme &#8230;</p>
<p>De ce que j&#8217;ai pu accrocher ensuite:<br />
- Mike O&#8217;Cull de GearVault: « Pourquoi le blues n&#8217;évolue t-il pas? Faisons le grandir »<br />
- Sarssipius: « Le blues a évolué, pas ses fans »<br />
- Bob Brozman l&#8217;anar: « Ici bas, il y a les meneurs et il y a les menés »<br />
Bon, la citation de Brozman n&#8217;est pas dans l&#8217;article mais elle traine quelque part dans ce blog, au milieu de tout un tas d&#8217;autres avis du bonhomme (lui, je l&#8217;aime bien). Et c&#8217;est elle qui me permet de rajouter que je ne sais pas trop quoi penser des meneurs qui mènent dans le sens où les menés désirent l&#8217;être&#8230; Je sais bien que dans un monde de fugitifs, celui qui va à contre-sens aura l&#8217;air de s&#8217;enfuir (dixit le sieur Ducasse), mais bon, je ne suis pas la pour noyer le poisson. L&#8217;industrie du disque en lieu et place de mère nature dans l&#8217;évolution, laissant avorter les apparemment non viables, permettant aux apparemment adaptés de survivre et de faire des petits? Ça sent l&#8217;OGM tout ça. Et je pense (Yves, remue toi) que nous ne sommes pas censés évoluer comme notre société, nous sommes la société et elle sera ce que nous en ferons, faisons la changer.<br />
Idem, quand je vois Yves écrire que « l&#8217;essence même du blues est tuée par la société de consommation ou tout est facile à obtenir », je me raccroche à l&#8217;idée d&#8217;Alezko que même en cette époque de moutonnoir (voir annotation) les émotions déborderont toujours du moule: my baby sera toujours gone with someone else&#8230;<br />
Après ça, je tousse un peu en lisant Alezko lorsqu&#8217;il classe le blues dans les pleurs cathartiques&#8230; mais peut être est ce moi qui ai tendance à croire qu&#8217;ils ne le sont pas tous, et qu&#8217;un pleur peut être retenu. Et puis les requiem sont quand même la pour ça.</p>
<p>Pour en revenir à l&#8217;évolution du blues, je pense que les fondations sont robustes et les modèles indéracinables (je ne vais pas les citer, vous pouvez chercher vous même vos propres papes, hein). Plein de bonnes choses ont été bâties dessus et ont servi (serviront peut être) de piédestal à encore plus de bonnes autres choses qu&#8217;il me tarde de découvrir, et d&#8217;apprécier ou pas. Donc sur le point de l&#8217;évolution à venir aussi je suis farpaitement d&#8217;accord avec Sarssipius: le dessinateur du vrai petit Mickey est mort, mais il y a plein de gens qui les feront grandir, dans les pacush par exemple.</p>
<p>Pour commencer à terminer, je dirai que pour moi le blues reste une plainte, un gémissement de qui le joue, et on peut l&#8217;écouter ou l&#8217;entendre, compatir, s&#8217;identifier ou se plaire à penser que certains morflent plus que soi, le prendre à dose cathartique comme une confession ou par mimétisme social. Ca c&#8217;était pour le fond.<br />
Pour la forme, je ne vois pas pourquoi il y aurait des limites, « si ce n&#8217;est celles de notre imagination », pour continuer de citer le pépère Brozman.<br />
Bon, comme j&#8217;ai encore envie de fumer et que vous en avez marre de me lire je vais être obligé de m&#8217;occuper les doigts ailleurs, donc de piquer la guitare du gamin pour me remettre à continuer à apprendre à jouer&#8230; devinez quoi …<br />
(un indice par ici: <a href="http://www.bobbrozman.com/tip_evol12bar.html" rel="nofollow">http://www.bobbrozman.com/tip_evol12bar.html</a> )</p>
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	<item>
		<title>Par : Kleuck</title>
		<link>http://www.muzicosphere.com/digressions/1739/comment-page-1#comment-7284</link>
		<dc:creator>Kleuck</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Feb 2010 11:48:10 +0000</pubDate>
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		<description>Merci de cet article, qui me donne aussi des noms intéressants.
Je suis fan de blues depuis que je suis gamin -ça commence à faire longtemps- et j&#039;ai eu l&#039;impression longtemps en effet que beaucoup de musiciens (depuis les 80&#039;s en fait) pensent faire du blues, alors qu&#039;ils ne font qu&#039;en respecter la structure basique comme le fait remarquer Sarssipius.Et pourtant je suis quelqu&#039;un qui apprécie encore les choses basiques et les structures simples.
Alors j&#039;ai plutôt l&#039;impression que ce phénomène -et le nivelage commercial dont il parle- ne concerne pas que le Blues mais en fait toutes les formes de musiques populaires.
Nous avons maintenant des kilomètres d&#039;excellents musiciens, techniciens en tous cas, qui ont appris à jouer de tout -est-ce un bien ?- des studios et des moyens de productions rapides et simples, il est donc facile de produire un album &quot;conforme&quot;, mais dans le blues plus sans doute que dans d&#039;autres genres, à quoi bon si on n&#039;a rien à dire ?
Je pense en fait que la stagnation de la forme en elle-même n&#039;est pas le problème majeur, c&#039;est juste un symptôme.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Merci de cet article, qui me donne aussi des noms intéressants.<br />
Je suis fan de blues depuis que je suis gamin -ça commence à faire longtemps- et j&#8217;ai eu l&#8217;impression longtemps en effet que beaucoup de musiciens (depuis les 80&#8242;s en fait) pensent faire du blues, alors qu&#8217;ils ne font qu&#8217;en respecter la structure basique comme le fait remarquer Sarssipius.Et pourtant je suis quelqu&#8217;un qui apprécie encore les choses basiques et les structures simples.<br />
Alors j&#8217;ai plutôt l&#8217;impression que ce phénomène -et le nivelage commercial dont il parle- ne concerne pas que le Blues mais en fait toutes les formes de musiques populaires.<br />
Nous avons maintenant des kilomètres d&#8217;excellents musiciens, techniciens en tous cas, qui ont appris à jouer de tout -est-ce un bien ?- des studios et des moyens de productions rapides et simples, il est donc facile de produire un album &laquo;&nbsp;conforme&nbsp;&raquo;, mais dans le blues plus sans doute que dans d&#8217;autres genres, à quoi bon si on n&#8217;a rien à dire ?<br />
Je pense en fait que la stagnation de la forme en elle-même n&#8217;est pas le problème majeur, c&#8217;est juste un symptôme.</p>
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	</item>
	<item>
		<title>Par : Jungleland</title>
		<link>http://www.muzicosphere.com/digressions/1739/comment-page-1#comment-6004</link>
		<dc:creator>Jungleland</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 07 Jan 2010 16:32:39 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.muzicosphere.com/?p=1739#comment-6004</guid>
		<description>Très intéressant ton article et je m&#039;en vais ajouter ce lien sur le forum de blues où on a déjà abordé maintes fois ce problème, sans arriver à se mettre d&#039;accord évidemment.

J&#039;ai un peu peur en donnant succinctement mon avis d&#039;être rangé dans la catégorie traditionaliste ... alors que, pour ne citer qu&#039;eux, j&#039;aime bien ce que fait Nublues. Mais le blues ne serait il pas tout simplement avant tout un moyen d&#039;expression lié à une époque et aux conditions de vie de ceux qui le pratiquaient ? Et donc mort en tant que tel. Alors bien sûr il y a des évolutions et c&#039;est tant mieux mais ne sont ce pas au bout du compte des musiques différentes ayant pour origine le blues, ce qui n&#039;a rien de péjoratif à mes yeux ? Quoi qu&#039;on puisse en dire j&#039;ai relativement du mal à imaginer le blues avec un son bien léché et trop bien produit.

Il est malheureusement dommage qu&#039;on ne puisse savoir ce qu&#039;auraient fait les anciens s&#039;ils avaient vécu maintenant (ne parlons pas de BB King et de Buddy Guy, pour qui j&#039;ai un immense respect mais qui font sonner, et on le comprend aisément, ce qui va faire rentrer l&#039;argent) mais je ne suis pas obligatoirement certain qu&#039;ils aient eu envie d&#039;évoluer à tout prix (Muddy Waters n&#039;aimait pas Electric Mud et RL Burnside a maintes fois répété qu&#039;il s&#039;était un peu fait avoir lors de la collaboration avec le Jon Spencer Blues Explosion) - On me rétorquera avec raison que le Chicago blues, et son West Side, était une sacré évolution : certes mais elle était avant tout du à l&#039;évolution des conditions géographiques et sociologiques qu&#039;ils avaient vécues.

Vaste débat mais en tout cas merci pour cet article bien argumenté.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Très intéressant ton article et je m&#8217;en vais ajouter ce lien sur le forum de blues où on a déjà abordé maintes fois ce problème, sans arriver à se mettre d&#8217;accord évidemment.</p>
<p>J&#8217;ai un peu peur en donnant succinctement mon avis d&#8217;être rangé dans la catégorie traditionaliste &#8230; alors que, pour ne citer qu&#8217;eux, j&#8217;aime bien ce que fait Nublues. Mais le blues ne serait il pas tout simplement avant tout un moyen d&#8217;expression lié à une époque et aux conditions de vie de ceux qui le pratiquaient ? Et donc mort en tant que tel. Alors bien sûr il y a des évolutions et c&#8217;est tant mieux mais ne sont ce pas au bout du compte des musiques différentes ayant pour origine le blues, ce qui n&#8217;a rien de péjoratif à mes yeux ? Quoi qu&#8217;on puisse en dire j&#8217;ai relativement du mal à imaginer le blues avec un son bien léché et trop bien produit.</p>
<p>Il est malheureusement dommage qu&#8217;on ne puisse savoir ce qu&#8217;auraient fait les anciens s&#8217;ils avaient vécu maintenant (ne parlons pas de BB King et de Buddy Guy, pour qui j&#8217;ai un immense respect mais qui font sonner, et on le comprend aisément, ce qui va faire rentrer l&#8217;argent) mais je ne suis pas obligatoirement certain qu&#8217;ils aient eu envie d&#8217;évoluer à tout prix (Muddy Waters n&#8217;aimait pas Electric Mud et RL Burnside a maintes fois répété qu&#8217;il s&#8217;était un peu fait avoir lors de la collaboration avec le Jon Spencer Blues Explosion) &#8211; On me rétorquera avec raison que le Chicago blues, et son West Side, était une sacré évolution : certes mais elle était avant tout du à l&#8217;évolution des conditions géographiques et sociologiques qu&#8217;ils avaient vécues.</p>
<p>Vaste débat mais en tout cas merci pour cet article bien argumenté.</p>
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	</item>
	<item>
		<title>Par : Max</title>
		<link>http://www.muzicosphere.com/digressions/1739/comment-page-1#comment-5592</link>
		<dc:creator>Max</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Dec 2009 16:11:27 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.muzicosphere.com/?p=1739#comment-5592</guid>
		<description>Le blues a l&#039;origine etait effectivement un exutoire du mal etre afro americain.
Ce blues la, pour moi, aujourd&#039;hui ce sont 3 blacks dans une ruelle d&#039;un quartier &quot;a problemes&quot; d&#039;une grande ville americaine reuni autour d&#039;un brasero en train de rapper avec des phrases courtes, des paroles en &quot;questions reponses&quot; et un human beat soutenu pour en faire une intense et sombre melopée.
Ca c&#039;est pour le blues &quot;sociologique&quot;.
Le blues &quot;musicale&quot;, lui aimerait bien revenir sur le devant de la scene, peut -etre a reculons. En repassant d&#039;abord par la soul comme l&#039;anglaise &quot;Duffy&quot; mais ca sentirait un peu trop le fric.
Leonard Chess n&#039;etait pas plus vertueux finalement &quot;si la merde se vendait, je vendrais de la merde&quot;
Mais l&#039;avenir du blues est, a mon sens dans les choses plus &quot;independantes&quot; comme les prod fat possum, G-love mais aussi les petits artistes qui arpentent les rues et les bistros qui se donnent corps et ames et qui essayent d&#039;atteindre l&#039;intensité d&#039;un charlie Patton ou la mysticité d&#039;un Blind Willie Johnson.
Internet, pour ce genre de choses, peut-etre un outil puissant.
Vives le blues et merde aux integristes. ;-)</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Le blues a l&#8217;origine etait effectivement un exutoire du mal etre afro americain.<br />
Ce blues la, pour moi, aujourd&#8217;hui ce sont 3 blacks dans une ruelle d&#8217;un quartier &laquo;&nbsp;a problemes&nbsp;&raquo; d&#8217;une grande ville americaine reuni autour d&#8217;un brasero en train de rapper avec des phrases courtes, des paroles en &laquo;&nbsp;questions reponses&nbsp;&raquo; et un human beat soutenu pour en faire une intense et sombre melopée.<br />
Ca c&#8217;est pour le blues &laquo;&nbsp;sociologique&nbsp;&raquo;.<br />
Le blues &laquo;&nbsp;musicale&nbsp;&raquo;, lui aimerait bien revenir sur le devant de la scene, peut -etre a reculons. En repassant d&#8217;abord par la soul comme l&#8217;anglaise &laquo;&nbsp;Duffy&nbsp;&raquo; mais ca sentirait un peu trop le fric.<br />
Leonard Chess n&#8217;etait pas plus vertueux finalement &laquo;&nbsp;si la merde se vendait, je vendrais de la merde&nbsp;&raquo;<br />
Mais l&#8217;avenir du blues est, a mon sens dans les choses plus &laquo;&nbsp;independantes&nbsp;&raquo; comme les prod fat possum, G-love mais aussi les petits artistes qui arpentent les rues et les bistros qui se donnent corps et ames et qui essayent d&#8217;atteindre l&#8217;intensité d&#8217;un charlie Patton ou la mysticité d&#8217;un Blind Willie Johnson.<br />
Internet, pour ce genre de choses, peut-etre un outil puissant.<br />
Vives le blues et merde aux integristes. <img src='http://www.muzicosphere.com/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';-)' class='wp-smiley' /> </p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : WHY WON’T THE BLUES EVOLVE - PART THREE: THE REVENGE &#124; GEAR-VAULT</title>
		<link>http://www.muzicosphere.com/digressions/1739/comment-page-1#comment-4679</link>
		<dc:creator>WHY WON’T THE BLUES EVOLVE - PART THREE: THE REVENGE &#124; GEAR-VAULT</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 Oct 2009 06:55:42 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.muzicosphere.com/?p=1739#comment-4679</guid>
		<description>[...] I must admit, I was kind of happy to discover that fellow music scribe Sarssipius, who writes for muzicosphere.com, took enough gentlemanly issue with my “Why Won’t The Blues Evolve” piece that ran here on Gear-Vault to publish a rebuttal piece on his site, which you can read here: The Blues Has Evolved… But The Fans Didn’t! [...]</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>[...] I must admit, I was kind of happy to discover that fellow music scribe Sarssipius, who writes for muzicosphere.com, took enough gentlemanly issue with my “Why Won’t The Blues Evolve” piece that ran here on Gear-Vault to publish a rebuttal piece on his site, which you can read here: The Blues Has Evolved… But The Fans Didn’t! [...]</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : igor</title>
		<link>http://www.muzicosphere.com/digressions/1739/comment-page-1#comment-4533</link>
		<dc:creator>igor</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Sep 2009 18:15:20 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.muzicosphere.com/?p=1739#comment-4533</guid>
		<description>Excellent, excellent, tout cela, je voudrais revenir sur un truc qui n&#039;a pas été abordé: il y a les gens qui jouent du blues, d&#039;autres qui l&#039;écoutent... J&#039;ai lu que souvent les amateurs étaient très traditionnels: vrai, mais ni plus ni moins que d&#039;autres, me semble t&#039;il! Et curieusement, il j&#039;ai l&#039;impression de plus les trouver chez les amateurs de blues plus récent: ceux pour qui en dehors d&#039;une Strat, un Fender et une petite pédale verte, point de salut.... moins chez les afficionados de TBone, Willie Dixon ou plus loin...
Pour rappel (l&#039;un d&#039;entre vous en parlait) Lonnie Johnson est sans doute- avec TBone- &quot;l&#039;inventeur&quot; du jeu note-à-note (donc le solo) influencé par les mexicains, eux-mêmes ayant tiré cela du flamenco. La filiation logique avec Django serait donc dans ce sens? à vérifier: peut-être les manouches avaient-il une certaine tradition identique, de par leur parenté avec les gitans &quot;inventeurs&quot; du flamenco?  intéressant...
En fait, il me semble que le blues a un très gros avantage: sa structure musicale hyper-simpliste fait que n&#039;importe quel guitariste débutant va tout de suite se trouver un espace de jeu, une possibilité de s&#039;exprimer sans devoir &quot; composer&quot;. Dans le blues - en tous cas à ce niveau - l&#039;improvisation tient lieu de composition.
Reste alors simplement à y mettre plus ou moins d&#039;âme...
Pensons au jazz: quel bagage théorique faut-il avant de sortir une toute petite m... écoutable.
Le rock: après avoir joué 12 fois Smoke on the Water, puis 12x une autre scie (ancienne ou plus moderne)... pas très ouverte cette porte! oui, dès que le &quot;groupe&quot; arrive, bien entendu, mais ça, c&#039;est autre chose...
Le gros problème du blues joué, c&#039;est de pouvoir en sortir, et donc, d&#039;évoluer: les automatismes sont tels...  ce qui rejoint ce que j&#039;ai lu...
... Il y a encore tellement de choses à dire...
Mais tout ceci n&#039;est certainement pas en opposition avec ce que j&#039;ai lu avec délectation plus haut!</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Excellent, excellent, tout cela, je voudrais revenir sur un truc qui n&#8217;a pas été abordé: il y a les gens qui jouent du blues, d&#8217;autres qui l&#8217;écoutent&#8230; J&#8217;ai lu que souvent les amateurs étaient très traditionnels: vrai, mais ni plus ni moins que d&#8217;autres, me semble t&#8217;il! Et curieusement, il j&#8217;ai l&#8217;impression de plus les trouver chez les amateurs de blues plus récent: ceux pour qui en dehors d&#8217;une Strat, un Fender et une petite pédale verte, point de salut&#8230;. moins chez les afficionados de TBone, Willie Dixon ou plus loin&#8230;<br />
Pour rappel (l&#8217;un d&#8217;entre vous en parlait) Lonnie Johnson est sans doute- avec TBone- &laquo;&nbsp;l&#8217;inventeur&nbsp;&raquo; du jeu note-à-note (donc le solo) influencé par les mexicains, eux-mêmes ayant tiré cela du flamenco. La filiation logique avec Django serait donc dans ce sens? à vérifier: peut-être les manouches avaient-il une certaine tradition identique, de par leur parenté avec les gitans &laquo;&nbsp;inventeurs&nbsp;&raquo; du flamenco?  intéressant&#8230;<br />
En fait, il me semble que le blues a un très gros avantage: sa structure musicale hyper-simpliste fait que n&#8217;importe quel guitariste débutant va tout de suite se trouver un espace de jeu, une possibilité de s&#8217;exprimer sans devoir &nbsp;&raquo; composer&nbsp;&raquo;. Dans le blues &#8211; en tous cas à ce niveau &#8211; l&#8217;improvisation tient lieu de composition.<br />
Reste alors simplement à y mettre plus ou moins d&#8217;âme&#8230;<br />
Pensons au jazz: quel bagage théorique faut-il avant de sortir une toute petite m&#8230; écoutable.<br />
Le rock: après avoir joué 12 fois Smoke on the Water, puis 12x une autre scie (ancienne ou plus moderne)&#8230; pas très ouverte cette porte! oui, dès que le &laquo;&nbsp;groupe&nbsp;&raquo; arrive, bien entendu, mais ça, c&#8217;est autre chose&#8230;<br />
Le gros problème du blues joué, c&#8217;est de pouvoir en sortir, et donc, d&#8217;évoluer: les automatismes sont tels&#8230;  ce qui rejoint ce que j&#8217;ai lu&#8230;<br />
&#8230; Il y a encore tellement de choses à dire&#8230;<br />
Mais tout ceci n&#8217;est certainement pas en opposition avec ce que j&#8217;ai lu avec délectation plus haut!</p>
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	</item>
	<item>
		<title>Par : Sarssipius</title>
		<link>http://www.muzicosphere.com/digressions/1739/comment-page-1#comment-4105</link>
		<dc:creator>Sarssipius</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Sep 2009 16:14:05 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.muzicosphere.com/?p=1739#comment-4105</guid>
		<description>Excellent Rainer Ptacek que j&#039;ai découvert grâce à toi d&#039;ailleurs via le slide forum :-)</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Excellent Rainer Ptacek que j&#8217;ai découvert grâce à toi d&#8217;ailleurs via le slide forum <img src='http://www.muzicosphere.com/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':-)' class='wp-smiley' /> </p>
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	</item>
	<item>
		<title>Par : vleb</title>
		<link>http://www.muzicosphere.com/digressions/1739/comment-page-1#comment-4046</link>
		<dc:creator>vleb</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Sep 2009 09:42:14 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.muzicosphere.com/?p=1739#comment-4046</guid>
		<description>&quot; La production ”mainstream” correspond aux standards du blues, parce que l’auditoire traditionaliste (en majorité) demande du blues proche des standards du genre. C’est pas standards, c’est pas du blues.&quot;
=&gt; totalement d&#039;accord avec ça !

Je joue en amateur du blues très roots, mais j&#039;en écoute finalement assez peu, car effectivement ça n&#039;a pas trop d&#039;intérêt que de ré-entendre pour la 50ème fois la même chose. Sweet Home Chicago, c&#039;est rigolo pour un boeuf, et encore...

Je que je préfère, ce sont les musiciens qui ont les pieds dans le blues et la tête dans leur monde : G.Love, Chris Whitley, mon illustre inconnu préféré Rainer Ptacek...

Finalement, je me demande si le blues considéré uniquement comme forme musicale (les 12 mesures, la progression I-III-V) ne me passionne pas trop, alors que le blues comme feeling me touche énormément. Je dis souvent que l&#039;un des blues qui me touche le plus est un air chanté du XIVème siècle ! 

Quant aux paroles, à quoi ça rime pour un petit blanc français de chanter les champs de coton ? Et bien curieusement, il y a certains blues, parfois très vieux, qui ont toujours une résonance universelle et intemporelle : l&#039;un des morceaux que je préfère jouer, c&#039;est Hard Time de Skip James, parce que la mélodie est magnifique, mais aussi parce que les paroles sont, hélas, toujours d&#039;actualité.

Je termine par un dernier aspect, qui nuance ce que je viens de dire : jouer aujourd&#039;hui du blues comme dans les années 20 ou 30, cela peut également avoir le même sens que de jouer du Purcell comme au XVIIème siècle. Faire connaître ou re-découvrir une musique telle qu&#039;elle était jouée à l&#039;époque où elle a été créée.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;&raquo; La production ”mainstream” correspond aux standards du blues, parce que l’auditoire traditionaliste (en majorité) demande du blues proche des standards du genre. C’est pas standards, c’est pas du blues.&nbsp;&raquo;<br />
=&gt; totalement d&#8217;accord avec ça !</p>
<p>Je joue en amateur du blues très roots, mais j&#8217;en écoute finalement assez peu, car effectivement ça n&#8217;a pas trop d&#8217;intérêt que de ré-entendre pour la 50ème fois la même chose. Sweet Home Chicago, c&#8217;est rigolo pour un boeuf, et encore&#8230;</p>
<p>Je que je préfère, ce sont les musiciens qui ont les pieds dans le blues et la tête dans leur monde : G.Love, Chris Whitley, mon illustre inconnu préféré Rainer Ptacek&#8230;</p>
<p>Finalement, je me demande si le blues considéré uniquement comme forme musicale (les 12 mesures, la progression I-III-V) ne me passionne pas trop, alors que le blues comme feeling me touche énormément. Je dis souvent que l&#8217;un des blues qui me touche le plus est un air chanté du XIVème siècle ! </p>
<p>Quant aux paroles, à quoi ça rime pour un petit blanc français de chanter les champs de coton ? Et bien curieusement, il y a certains blues, parfois très vieux, qui ont toujours une résonance universelle et intemporelle : l&#8217;un des morceaux que je préfère jouer, c&#8217;est Hard Time de Skip James, parce que la mélodie est magnifique, mais aussi parce que les paroles sont, hélas, toujours d&#8217;actualité.</p>
<p>Je termine par un dernier aspect, qui nuance ce que je viens de dire : jouer aujourd&#8217;hui du blues comme dans les années 20 ou 30, cela peut également avoir le même sens que de jouer du Purcell comme au XVIIème siècle. Faire connaître ou re-découvrir une musique telle qu&#8217;elle était jouée à l&#8217;époque où elle a été créée.</p>
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	<item>
		<title>Par : yves</title>
		<link>http://www.muzicosphere.com/digressions/1739/comment-page-1#comment-3794</link>
		<dc:creator>yves</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 29 Aug 2009 07:23:58 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.muzicosphere.com/?p=1739#comment-3794</guid>
		<description>hé bien les commentaires sont très intéressants.
Je suis aussi en partie d&#039;accord sur la charge émotionnelle que peut apporter le blues ou tout autre style musical.
En effet, je pense que bon nombre d&#039;entre nous associent la musique à un évènement de sa vie.
Alors, certains passages de notre vie sont directement associés à la musique, et c&#039;est à travers elle qu&#039;on se souvient et que cette charge émotionnelle s&#039;exprime.
Mais ceci n&#039;est pas lié seulement au blues...
Je dirai une dernière chose : Nombreux sont ceux, tous styles de musique confondus, qui écoutent des  groupes anglo-saxons sans même comprendre le sens des paroles (ha l&#039;anglais pour certain), ce qui ne les empêche pas de ressentir des émotions.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>hé bien les commentaires sont très intéressants.<br />
Je suis aussi en partie d&#8217;accord sur la charge émotionnelle que peut apporter le blues ou tout autre style musical.<br />
En effet, je pense que bon nombre d&#8217;entre nous associent la musique à un évènement de sa vie.<br />
Alors, certains passages de notre vie sont directement associés à la musique, et c&#8217;est à travers elle qu&#8217;on se souvient et que cette charge émotionnelle s&#8217;exprime.<br />
Mais ceci n&#8217;est pas lié seulement au blues&#8230;<br />
Je dirai une dernière chose : Nombreux sont ceux, tous styles de musique confondus, qui écoutent des  groupes anglo-saxons sans même comprendre le sens des paroles (ha l&#8217;anglais pour certain), ce qui ne les empêche pas de ressentir des émotions.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Alekzo</title>
		<link>http://www.muzicosphere.com/digressions/1739/comment-page-1#comment-3763</link>
		<dc:creator>Alekzo</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 27 Aug 2009 18:11:04 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.muzicosphere.com/?p=1739#comment-3763</guid>
		<description>Comme tu l&#039;indiques Sarssipius, je souscris à l&#039;évidence que le blues est condamné (quoique l&#039;on en pense) à évoluer...
(Or en toute évolution participe une forme de disparition)
Cependant, il y est condamné dans cette contradiction que l&#039;âge d&#039;or, qui est aussi et surtout l&#039;âge fondateur du blues, laisse une marque non seulement indéniable, mais effectivement fondatrice (aux niveaux réel et imaginaire).

La charge émotionnelle exceptionnelle développée par ce chant, dans le contexte d&#039;esclavage et de ségrégation insupportable de ce temps, a marqué non seulement l&#039;histoire, mais aussi les imaginaires... De sorte a créer, sur la base réelle de ce contexte atroce, un mythe fondateur...

... Et c&#039;est peut-être cela que réclame le &quot;fan&quot; de blues, tout simplement !... D&#039;expérimenter la catharsis particulière à ce chant, qui au-delà d&#039;une réalité historique a accédé au rang de mythe.

Et il n&#039;est pas question ici de valeurs, mais strictement de désir et de ressenti ! 

C&#039;est donc sur un postulat très concret que j&#039;accorde de l&#039;importance à la charge émotionnelle et originelle liée au blues:
1- Elle en fût l&#039;élément vital: plus que la raison, elle en fût le déclic et le ressort même. 
2- Cet &quot;état d&#039;âme&quot; fût lié à une réalité bien concrète qui mérite par ailleurs d&#039;être reconnue et transmise (au moins pour tenter d&#039;éviter qu&#039;elle ne se reproduise). 
3- Comme tout sentiment extrème, elle interpelle fortement l&#039;imaginaire humain, jusqu&#039;à fasciner bon nombre d&#039;entre nous, et susciter le désir de s&#039;y replonger à travers l&#039;expérience artistique (qui procure cette catharsis participant tant à l&#039;équilibre individuel [niveau affectif] que collectif [niveau socio-culturel])...

Pour résumer plus clairement, je dirais que le &quot;fan&quot; de blues n&#039;est peut-être pas, à proprement parler, &quot;passéiste&quot; ou &quot;traditionnaliste&quot;...
Il serait plutôt, à mon sens, touché, fasciné, voire subjugué par l&#039;expérience émotionnelle qui a fondé le blues...

Ce qui expliquerait que l&#039;âge d&#039;or ET fondateur du blues émeut et touche effectivement plus que sa présente actualité, à la charge émotionnelle plus fade (en général: heureusement qu&#039;il existe quelques &quot;résistants&quot;, parfois malgré eux).

Bref, voilà pourquoi le &quot;critère&quot; émotionnel me semble si digne d&#039;importance: c&#039;est celui qui nous &quot;gouverne&quot; tant, quoique notre raison résiste à ce fait...

J&#039;en veux pour éléments de preuve le fait que les contemporains pouvant se revendiquer de cet héritage sont ceux qui captent le plus l&#039;imaginaire et l&#039;affect que l&#039;on associe au blues *.

Pour conclure, j&#039;oserais une dernière synthèse:
c&#039;est dans les tripes que ça se joue cette affaire, plus que dans les oreilles, les doigts ou les cordes vocales !!



* N.B.
J&#039;évoque bien ici le blues à travers les interprètes de l&#039;âge dit &quot;d&#039;or&quot;, soit strictement entre les deux guerres mondiales... 
Cet âge où le blues, comme l&#039;indiquait Leadbelly, ne pouvait être expérimenté par les blancs...
... Plus tard, il s&#039;agit d&#039;une autre histoire...

Bob Brozman suggère, à juste titre me semble-t-il, qu&#039;entre les années 60 et 70, en termes de musiques, se matérialisa le passage à un modèle industriel qui a globalement pris le pas sur le modèle de &quot;l&#039;expérimentation affective de l&#039;expression artistique&quot;...
... Or en ce nouveau modèle, la charge émotionnelle en a (singulièrement) pris un sacré coup !!! 

L&#039;expérience cathartique n&#039;a effectivement pas les mêmes ressorts que l&#039;expérience consumériste...



P.S.
Je retiens cette définition de la catharsis:
&quot;purgation des passions du spectateur par la terreur et la pitié qu&#039;il éprouve devant le spectacle d&#039;une destinée tragique&quot;.
... et rejette donc, pour ce qui me concerne, le sens de &quot;ravissement esthétique&quot; que certains y associent.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Comme tu l&#8217;indiques Sarssipius, je souscris à l&#8217;évidence que le blues est condamné (quoique l&#8217;on en pense) à évoluer&#8230;<br />
(Or en toute évolution participe une forme de disparition)<br />
Cependant, il y est condamné dans cette contradiction que l&#8217;âge d&#8217;or, qui est aussi et surtout l&#8217;âge fondateur du blues, laisse une marque non seulement indéniable, mais effectivement fondatrice (aux niveaux réel et imaginaire).</p>
<p>La charge émotionnelle exceptionnelle développée par ce chant, dans le contexte d&#8217;esclavage et de ségrégation insupportable de ce temps, a marqué non seulement l&#8217;histoire, mais aussi les imaginaires&#8230; De sorte a créer, sur la base réelle de ce contexte atroce, un mythe fondateur&#8230;</p>
<p>&#8230; Et c&#8217;est peut-être cela que réclame le &laquo;&nbsp;fan&nbsp;&raquo; de blues, tout simplement !&#8230; D&#8217;expérimenter la catharsis particulière à ce chant, qui au-delà d&#8217;une réalité historique a accédé au rang de mythe.</p>
<p>Et il n&#8217;est pas question ici de valeurs, mais strictement de désir et de ressenti ! </p>
<p>C&#8217;est donc sur un postulat très concret que j&#8217;accorde de l&#8217;importance à la charge émotionnelle et originelle liée au blues:<br />
1- Elle en fût l&#8217;élément vital: plus que la raison, elle en fût le déclic et le ressort même.<br />
2- Cet &laquo;&nbsp;état d&#8217;âme&nbsp;&raquo; fût lié à une réalité bien concrète qui mérite par ailleurs d&#8217;être reconnue et transmise (au moins pour tenter d&#8217;éviter qu&#8217;elle ne se reproduise).<br />
3- Comme tout sentiment extrème, elle interpelle fortement l&#8217;imaginaire humain, jusqu&#8217;à fasciner bon nombre d&#8217;entre nous, et susciter le désir de s&#8217;y replonger à travers l&#8217;expérience artistique (qui procure cette catharsis participant tant à l&#8217;équilibre individuel [niveau affectif] que collectif [niveau socio-culturel])&#8230;</p>
<p>Pour résumer plus clairement, je dirais que le &laquo;&nbsp;fan&nbsp;&raquo; de blues n&#8217;est peut-être pas, à proprement parler, &laquo;&nbsp;passéiste&nbsp;&raquo; ou &laquo;&nbsp;traditionnaliste&nbsp;&raquo;&#8230;<br />
Il serait plutôt, à mon sens, touché, fasciné, voire subjugué par l&#8217;expérience émotionnelle qui a fondé le blues&#8230;</p>
<p>Ce qui expliquerait que l&#8217;âge d&#8217;or ET fondateur du blues émeut et touche effectivement plus que sa présente actualité, à la charge émotionnelle plus fade (en général: heureusement qu&#8217;il existe quelques &laquo;&nbsp;résistants&nbsp;&raquo;, parfois malgré eux).</p>
<p>Bref, voilà pourquoi le &laquo;&nbsp;critère&nbsp;&raquo; émotionnel me semble si digne d&#8217;importance: c&#8217;est celui qui nous &laquo;&nbsp;gouverne&nbsp;&raquo; tant, quoique notre raison résiste à ce fait&#8230;</p>
<p>J&#8217;en veux pour éléments de preuve le fait que les contemporains pouvant se revendiquer de cet héritage sont ceux qui captent le plus l&#8217;imaginaire et l&#8217;affect que l&#8217;on associe au blues *.</p>
<p>Pour conclure, j&#8217;oserais une dernière synthèse:<br />
c&#8217;est dans les tripes que ça se joue cette affaire, plus que dans les oreilles, les doigts ou les cordes vocales !!</p>
<p>* N.B.<br />
J&#8217;évoque bien ici le blues à travers les interprètes de l&#8217;âge dit &laquo;&nbsp;d&#8217;or&nbsp;&raquo;, soit strictement entre les deux guerres mondiales&#8230;<br />
Cet âge où le blues, comme l&#8217;indiquait Leadbelly, ne pouvait être expérimenté par les blancs&#8230;<br />
&#8230; Plus tard, il s&#8217;agit d&#8217;une autre histoire&#8230;</p>
<p>Bob Brozman suggère, à juste titre me semble-t-il, qu&#8217;entre les années 60 et 70, en termes de musiques, se matérialisa le passage à un modèle industriel qui a globalement pris le pas sur le modèle de &laquo;&nbsp;l&#8217;expérimentation affective de l&#8217;expression artistique&nbsp;&raquo;&#8230;<br />
&#8230; Or en ce nouveau modèle, la charge émotionnelle en a (singulièrement) pris un sacré coup !!! </p>
<p>L&#8217;expérience cathartique n&#8217;a effectivement pas les mêmes ressorts que l&#8217;expérience consumériste&#8230;</p>
<p>P.S.<br />
Je retiens cette définition de la catharsis:<br />
&laquo;&nbsp;purgation des passions du spectateur par la terreur et la pitié qu&#8217;il éprouve devant le spectacle d&#8217;une destinée tragique&nbsp;&raquo;.<br />
&#8230; et rejette donc, pour ce qui me concerne, le sens de &laquo;&nbsp;ravissement esthétique&nbsp;&raquo; que certains y associent.</p>
]]></content:encoded>
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